Discours intérieur : Les mots qui défilent dans notre tête
Nous avons la capacité de parler à une vitesse d’environ 150 mots par minute et de penser à une vitesse de 450 mots par minute. Ceci laisse un écart de 300 mots par minute. Qu’advient-il de cette capacité supplémentaire? Elle est comblée par le discours intérieur. Le discours intérieur désigne les pensées que l’on élabore dans sa tête. Nous sommes parfois conscients de notre discours intérieur, et parfois nous ne le sommes pas — principalement parce que nous y sommes tellement habitués. Bien qu’une certaine portion de notre discours intérieur soit positive — « je sais que je suis capable de conclure cette vente! », par exemple — les recherches démontrent que la majeure partie est négative. Les mots suivants s’y retrouvent souvent : Je ne suis pas capable, Je devrais, je ne devrais pas, Jamais, Toujours, Tout le monde, Personne, Ce n’est pas ma faute
Le discours intérieur désigne les mots conscients ou semi-conscients qui habitent notre pensée.
Il est donc possible de gérer notre propre discours intérieur. Il est aussi très intéressant de savoir que nous avons la capacité d’influencer celui des autres. Il existe 3 façons de le faire. Premièrement vous devez faire preuve d’empathie. Deuxièmement vous devez pratiquer une écoute active de haut niveau et troisièmement vous devez acceptez la responsabilité de ce qui vous arrive.
1. Démontrez de l’empathie
Lorsque nous questionnons nos propres hypothèses et convictions, nous sommes en mesure de mieux juger la situation du point de vue du client. L’empathie a pour effet d’éliminer le discours intérieur du client parce que le client perçoit que quelqu’un l’écoute. L’empathihttp://marioloubier.com/blog/wp-admin/post.php?action=edit&post=1478&message=10e se résume à comprendre le point de vue de l’autre, et à lui manifester que nous comprenons son point de vue. Pour nous mettre dans la peau de l’autre, il nous sera utile de réfléchir à ce qu’il peut penser et d’approcher chacune des étapes de manière à le mettre à l’aise. Plus nous sommes capables de comprendre ce qui occupe les pensées de l’autre et plus nous pouvons lui manifester que nous comprenons son point de vue. L’autre personne aura donc l’impression que quelqu’un l’écoute, ce qui aura pour effet de l’engager avec un esprit ouvert dans son interaction avec nous. Finalement il sera prêt à écouter ce que nous avons à dire. Découvrez comment développer de l’empathie comme j’ai déjà traité dans un billet précédent.
2.Écoute active
Être à l’écoute des autres d’une manière qui les assure que nous les comprenons entièrement est l’une des meilleures façons de manifester de l’empathie. L’écoute peut être une tâche difficile parce que cela nécessite de la motivation et un effort constant. Elle peut être jonchée d’obstacles difficiles à surmonter. L’écoute active consiste à éliminer toutes les sources de distraction et à concentrer son attention uniquement sur les paroles de l’autre. Cela comprend les stratégies suivantes :
- Regarder l’autre droit dans les yeux.
- Résister à la tentation d’interrompre.
- Manifester son intérêt dans le message par des encouragements verbaux et non verbaux.
- S’abstenir de porter un jugement avant d’avoir une compréhension complète du point de vue de l’autre.
- Poser des questions ouvertes et fermées pour jeter la lumière sur la situation.
- Bien écouter le ton de la voix.
- Repousser la tentation d’interrompre l’autre pour lui proposer une solution.
- Prendre des notes.
- Essayer de « lire entre les lignes ».
- Écouter pour saisir la teneur du message de l’autre et ensuite vérifier l’exactitude de nos hypothèses.
Comment écouter plus efficacement
Écoutez avec vos yeux, vos oreilles et votre corps
Essayez de saisir la signification voulue du message de l’interlocuteur en bloquant consciemment vos propres réactions et sentiments, et en manifestant un véritable intérêt à l’égard de ses opinions et sentiments.
Posez des questions informatives
Posez des questions pour tenter de comprendre à fond le message de l’interlocuteur, à partir des mots prononcés, des idées non exprimées et des sentiments à l’origine de ses pensées et idées.
Paraphrasez
Confirmez à l’interlocuteur que vous l’avez entendu et que vous le comprenez en reformulant dans vos propres mots le message que vous avez compris ou saisi.
Vérifiez que vous avez bien compris
Assurez-vous que vous avez bien compris votre interlocuteur en vérifiant si le message compris et vos perceptions sont justes.
Vous pensez être à l’écoute, un fin observateur? Faites le test.
3. Acceptez la responsabilité de ce qui vous arrive.
Pour que nous soyons en mesure de gérer notre propre discours intérieur, nous devons d’abord identifier les moments où le discours nuit à la communication. Une fois que nous identifions notre discours intérieur négatif, nous devons résister à la tentation de nous perdre dans le blâme et nous devons reformuler nos pensées plus positivement.
1.« Ce n’est pas moi! » (Détournement)
Des personnes qui détournent leurs responsabilités en portant leur attention sur la raison pour laquelle elles ne sont pas responsables d’un problème ou d’un échec. Leur comportement est habituel, conçu pour protéger leur estime de soi.
2. « Pauvre de moi » (Victimisation)
Les victimes détournent aussi leurs responsabilités. Elles sont fixées sur la façon dont elles sont traitées injustement.
3. « C’est ma faute! » (Personnalisation)
Les personnes qui personnalisent les problèmes sont portées à se blâmer, plutôt que de chercher une solution. Elles sont souvent déprimées par leur situation.
4. « Aucun problème! » (Optimisme naïf)
Les optimistes naïfs évitent de penser aux problèmes. Ces personnes paraissent parfois être détachées de la réalité.
5. « Voici ce que je vais faire! » (Personnalité réactive)
Les personnes réactives cherchent des solutions. Elles fixent leur attention sur ce qui peut être fait différemment et sur ce qui peut être fait dans l’immédiat pour que le problème ou l’échec ne se reproduise pas. Elles agissent rapidement.


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